lundi, mai 01, 2006

Mon jardin et ma trouille.


Et les voici ! Les premieres roses de mon jardin. Des roses anglaises, un peu tardives... Celles ci sont même issue d'une bouture faite par mes soins il y a tout juste 2 ans, pendant la taille d'hiver.

Ce que vous donnez à la nature, la nature vous le rend. Celui ci se nomme Golden Celebration, et il éclot le jour où j'apprends que ça y est, j'ai retrouvé un travail.

Voila, apres 10 mois (officiellement) d'inactivité, je retourne dans les bureaux. Je suis mort de trouille. Et si tous ces gens ne m'aimaient pas ? Et s'ils étaient tous des Véroniques M. en puissance, qui m'attendraient à la sortie de toilettes, chronometre en main ?

Veronique M. était ma chef de service dans une société dont je taierai le nom, et que j'ai d'ailleur rayé de mon CV vues les conditions désastreuses de travail, et de départ. Frustrée de nature, enfermée dans un poste qui ne lui correspondait pas, dont elle n'avait ni l'etoffe ni les connaissances nécéssaires, elle était aigrie que l'on m'ait confié le seul projet interessant de son service. Aussi la vengeance fut terrible, bien que je n'eus rien demandé. Reproches constant, marchandage avec les autres services ("ben tiens t'as qu'à le prendre, j'ai rien à lui donner à faire"), flicage intensif non assumé ("t'etais où ? - au toilettes ! - 7 minutes ? tu te moques de moi ?" et plus tard "non je te flique pas, je dois savoir ce que tu fais pour rendre des comptes c'est tout !"), pour finir dans un règlement de compte qui a abouti sur l'amere constatation (pour elle) qu'elle ne m'aurait pas, que j'etais plus dur qu'elle, et que si elle continuait à me les briser au mieux je pourrirai son quotidien de fautes professionnelles impardonnable et irréparables, au pire, je l'emplatrais façon cartoon pour ne laisser dans les murs du "trou" dans lequel nous travaillions que la marque de sa silhouette grâcile. Au moins, on ne verrait plus son petit sourire de punaise, de ces sourires qui vous glacent le sang tant ils montrent le mépris et la haine que l'on peut vouer à quelqu'un. Quelques temps apres, je fus remercié clandestinement, en 12mn, de mes services, et ejecté de la société tel un pilote de chasse d'un avion touché. Plus tard j'apprendrai que ce projet, elle le voulait, qu'on lui avait dit non, et qu'on me l'avait donné, et plus tard encore, j'apprendrai que dans la société précédente, j'avais eu un poste qu'elle avait convoité, mais pour lequel elle n'avait pas les compétences nécessaires.

Tout ça pour dire que j'ai la trouille, que je veux pas me retrouver au milieu d'un troupeau de fauves, que j'ai envie qu'ils soient gentils, et qu'ils m'aiment, ces gens...

dimanche, mars 19, 2006

Googlerie

Aujourd'hui, fasciné par le nombre de marres dans les champs pouvant être interprétées comme un bon signe pour nos nappes phréatiques, et donc pour l'arrosage de mon jardin cet été, je me suis jeté sur Google (St Google, cherchez pour nous !) et j'ai tapé "nappes phreatiques".

Voilà le résultat de la colonne de droite, traditionnellement réservées à la publicité :


Liens commerciaux
Nappes phreatiques
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Faudrait que quelqu'un prévienne le gouvernement, comme ça, fini les problemes de secheresse !!!

jeudi, mars 16, 2006

Un chomeur aussi ça a des envies et des besoins.

La société dans laquelle nous vivons est une source inépuisable d'étonnement, de surprise, de stupéfaction, mais aussi de révolte.
Je suis constamment surpris de voir la discrimination qui est faite à un chomeur dans de nombreux domaines. D'abord à la banque. Les étudiants ont droit d'avoir une carte visa internationale avec autorisation de découvert. Rappelons que par nature l'étudiant est sans ressource fixe. Eh bien le chomeur, dans certains établissement, n'a le droit qu'à une carte de paiement national, et pas d'autorisation de découvert. Même si ce même chômeur a des droits ouverts pour une période de 23 mois pour un montant supérieur au SMIC. Ben oui, le chômeur est vilain de nature, et dépensier qui plus est. L'etudiant on le sait bien, c'est raisonnable, ça ne sort pas, ça ne fait pas de shopping déraisonnable. Non non, ça c'est réservé au chômeur.
Dans un domaine différent, pour beaucoup, le chômeur n'a pas le droit de refuser un travail qui ne semble pas lui correspondre.
Eh bien j'ai une grande nouvelle, le chômeur aussi a des besoins ! et des envies !
Le chômeur choisit parfois de bénéficier de sa période d'indemnisation pour éviter de se retrouver parmi les quelques centaines de milliers de français qui sont incompétent dans leur travail parce qu'ils ne sont pas à leur place. Le chomeur, quand il a eu de l'autonomie et des responsabilité, a aussi le droit de refuser un boulot de secrétaire parce qu'il a d'autres pistes ailleurs.
Parce que mine de rien, c'est quand même pas évident de changer de boulot quand on est en place, surtout quand c'est un CDD longue durée avec garantie de non embauche à la fin.

Mais le probleme, c'est qu'avec le regard culpabilisant de la société, le chomeur il a des états d'âmes. Ceux qui n'ont jamais connu ça diront que c'est fait exprès, qu'on doit prendre le premier truc qu'on trouve. Mais les autres, ceux qui en sont sortis diront tous qu'il ne faut pas se jeter sur le premier poste venu s'il ne convient pas. Que la faim ne doit pas pousser à bouffer de la merde, qu'on a quand même droit à un repas équilibré, même quand on est chômeur.
Surtout quand ça ne fait pas longtemps qu'on cherche et qu'il y a d'autres lueurs, même si elles sont loin là bas dans le noir.

vendredi, février 24, 2006

Juste une mise ou point, sur les plus grosses boulettes de l'Eglise !

A l'heure où l'Eglise , par l'intermédiaire de l'institue Jean Paul II, cloture un séminaire international sur l'homosexualité et la question sexuelle (lequel séminaire était absolument nécessaire pour contrer les déviances des pays occidentaux accordant des droits "aux gens comme ça", vous savez, ceux qui "en sont") j'estime moi aussi nécessaire quelques mises au points.
Que mes lecteurs pardonnent mon acharnement sur la question, mais j'éprouvais comme un grand besoin de manifester l'orgasme démago-politique que je sens poindre à ma plume.
Dans le magazine d'invertis "Pref" de ce bimestre, on trouve le témoignange d'un jeune homme qui a étudié en détail les versets de la bible brandis par l'autorité religieuses, tels des étandards sanglant au nez de ceux qui souillent le saint concept de famille (celui là meme déjà délabré par ses propres membres). Il "les a étudié en hébreu et en grec et en détail" (sic).
Cet article nous rappelle en premier lieu que la sexualité est un concept moderne et que l'Eglise ne s'interesse qu'à des actes. "La Bible ne condamne l'homosexualité que dans des contextes très précis : prostitution, viol, pédophilie et toute autre pratique perverse". Par exemple, dans Sodome et Gomorrhe il n'est pas question d'une condamnation de l'homosexualité, mais plutot d'une condamnation du défaut d'hospitalité qui dans le contexte social de l'époque est inacceptable. "Il n'est rien dans la Bible qui condamne en tant que pêché les relations homosexuelles sincères dans lesquelles règnent Amour et Bienveillance. Ni le mariage d'ailleurs"." Les fondamentalistes chretiens ont perverti la Bible dans ses traductions les plus récentes, la polluant de nombreuses notions absentes dans les textes originaux". Eh oui, le terme d'homosexualité ayant été inventé en 1868, qu'on m'explique par quel miracle il aurait pu être présent dans un bouquin écrit en araméen ! D'ailleurs quelqu'un sait il comment on dit PD en araméen ? J'attend des réponses...
Cet article mentionne également un passage " Ils m'ont appris que Dieu me détestait parce que j'etais gay et que je méritais de brûler en enfer" avec des références obscures... Ce passage est utilisé par des groupes fanatiques supposé guérir l'homosexualité ! J'aimerais qu'on m'explique comment le mot Gay peut figurer dans la Bble alors qu'il n'existe pas avant les années 1960.
Elle est belle l'institution qui bannit le mensonge et qui prône l'Amour.
Bravo ! Clap clap !

jeudi, janvier 19, 2006

Just a smile in your eyes it can light up the night


Il y a quelque semaines, j'ai découvert une nouvelle épatante répondant à l'énigmatique titre de "Brokeback Mountain". C'est Giorgio qui en avait parlé, et sur le moment je me suis dit "encore un évènement culturel pas tout à fait à ma portée". Mais comme je suis buté, j'ai fait le nécessaire pour tenter de me mettre à la portée.
De premier abord un peu désarçonné par la retranscription de l'accent rustique du Wyoming, je suis très vite séduit par la brutalité, l'intensité du style de l'auteure dans cette nouvelle d'une efficacité imbattable. Epoustouflé je suis aussi par la précision improbable avec laquelle cette femme décrit des rapports, des émotions, des sensations, d'une nature qui ne peut lui être qu'étrangère.
La dite nouvelle d'environ 60 pages me colle une bonne soixantaine de baffes et surtout un final digne du début (je sais, je sais, c'est pas évident à comprendre comme ça, mais je vous assure, croyez moi sur parole).
C'est donc non sans une certaine appréhension que j'attendais la sortie du film. Mais que dire de chef-d'oeuvre maintenant que je sors de la salle encore humide d'emotion ? Vous inviter à aller le voir ? C'est inutile, vous irez sans ça.
J'ai plutot envie de vous parler de mon émotion, de ce que je ressens, maintenant.
Je suis ému, touché au fond, là où je ne l'attendais pas.
Pas camp, ni queer, ni tapette pour 2 sous, cette oeuvre magistrale, d'un classicisme admirable et nécessaire redonne l'air de rien, sans la moindre once de militantisme, à l'homosexualité sa concistance première. Opération nécessaire dans un monde perverti par ceux qui n'ont rien compris. La foule y comprendra peut être qu'être gay, homo, PD, avant d'être sexuel, c'est une question d'AMOUR. Quelque part au milieu du wyoming en pleine période Kennedy 2 hommes tombent amoureux et puis c'est tout.
Et c'est là que j'ai envie de vous dire, à vous les gens, que parfois vous me surprenez, et dans ces moments là, je vous aime. Vous vous êtes déplacés en masse et vous avez payé 9.10€ pour voir 2 hommes s'aimer. Pour les voir s'embrasser, se battre, faire l'amour. Sans la moindre image racoleuse. Vous êtes venus voir des sentiments entre 2 hommes.
Merci les gens, merci. Merci Ang Lee. Merci Heath Ledger ("Je n'avais encore jamais joué dans une histoire d'amour digne de ce nom"). Merci Jake Gyllenhaal (" Heath et moi, nous nous faisions suffisamment confiance pour prendre des risques. Ca a été merveilleux de créer une intimité avec lui"). Merci la vie.
Maintenant, j'aimerais vous dire ce que ça change pour moi. Je retrouve de la confiance, car soudain, je ne me sens plus différent de la majorité. Je vois sur un écran de 15m de large 2 hommes qui s'aiment, c'est normal, et c'est beau, et ça ne choque que ceux qui le veulent bien. Soudain, dans un film grand public, on s'adresse à un nouveau "tout le monde", un "tout le monde" un peu plus "tout", dont je fais enfin partie. Je suis délicieusement banal, pour quelques heures à peine, mais ça change tout.
Soudain je n'ai plus envie de me demander si le prochain à faire papillonner mes yeux sera ou non préoccupé du qu'en dira-t-on si je l'embrasse en pleine rue ou si je lui tiens la main. Il n'existe plus de qu'en-dira-t-on.
Soudain j'ai envie qu'on me suprenne, qu'on me chope par la main en courant, qu'on me serre contre un mur pour m'embrasser à pleine bouche. Juste ça.

Juste ça...

jeudi, janvier 05, 2006

La distance tue, suite et fin


Comme dirait Mongola, "y a pas à tortiller du cul pour chier droit", j'ai du flair.
Je savais que la distance nous tuerait. Mais j'ai voulu y croire, et j'ai bien fait.
Certes ça n'aura pas duré longtemps, physiquement. Mais j'ai voulu y croire, et j'ai bien fait.
Ses sentiments, comme les miens, sont réels, tout autant que sa peur face à la distance qui nous sépare.
C'est fair play, élégant de sa part, d'avoir choisi d'arrêter là, plutot que de jouer les amoureux transis et d'avoir un comportement plus désinvolte dans la réalité des nuits catalanes.
C'est donc une jolie histoire qui s'achève. Celle d'un garçon qui a retrouvé la confiance en sa vraie personne, et d'un autre garçon qui, bien qu'un peu désoeuvré face à la perte d'un tendre rêve, a retrouvé la confiance dans les autres garçons. La preuve s'il en était besoin qu'on ne rencontre pas les gens par hasard.

Merci Felix pour ces 4 jours, pour ce mois où je me suis senti vibrer. Merci d'avoir été honnête, de m'avoir montré que je ne suis pas le dernier à fonctionner selons les rites anciens.
Moi aussi, je te suis extrêmement reconnaissant. Je te souhaite une vie merveilleuse

vendredi, décembre 23, 2005

La distance tue


Pas facile de savoir quoi dire, quoi faire au début.
On se regarde, on se touche, on se cherche. On est maladroit, on apprivoise l'autre. Tout du moins on essaie.
La tâche se corse quand l'un est dans le besoin, et l'autre dans la protection. On pense faire fi des caprices de la géographie, on se dit que le destin ne réunit pas des gens si distant pour les faire souffrir après. On se dit des tas de chose. Et puis quand Noël approche, on se rend compte en fait d'à quel point on est seul, même bien entouré. On se rend compte que le compartiment "partenaire" de son coeur n'est pas habitué à fonctionner à vide, que se vide crée des échos assourdissant dont on a bien du mal à se séparer.
Surtout quand le coeur s'est remis à fonctionner, plus que de raison sans doute. Le mode copilotage s'est mis en route, plus personne n'est autorisé à pénetrer le cockpit. Mais le copilote est resté en escale loin, si loin, trop loin. Les outils de communication n'y font rien, la distance se creuse, chaque jour un peu plus.
Parfois, il fait signe de vie. Alors ça résonne partout, ça vibre, ça remplit sa mission pour 2 jours. Mais après, plus rien. Des traces, un écho encore. Ce qui est cruel avec l'écho, c'est son caractère impalpable, c'est l'impression d'une présence que l'on ne peut plus toucher, comme un souvenir.
Ca fatigue, ça épuise, de dépendre comme ça. Ca pousse à se dire "et si je pilotais tout seul".

Alors finalement, c'est la distance qui tue ? Ou plutot l'attente ? J'ai peur de trop demander, de tout détruire...

mercredi, décembre 21, 2005

Mr Postman

C'est fou ce qu'une simple lettre, surtout quand on ne la reçoit pas, peut bouleverser le pauvre équilibre d'une vie déjà précaire.
Parfois, on sait qu'une lettre est sur le chemin, ou mieux, au chaud dans la boite au lettre. Malheureusement, on n'est pas toujours à portée de la lettre. Alors on peut l'oublier, et la redécouvrir en arrivant. Ou alors on peut être soudain obsédé par elle, au point de se demander son impact. Se demande ce qu'il adviendra après sa lecture. Tout peut basculer.
La vie est un éternel scenario à fin alternative. Chaque réplique de l'Autre fait tout basculer, alors pourquoi parfois cela nous importe t il tant ?

J'ai des doutes, sur tout, sur moi, sur mon avenir, sur les Autres. Après tout, l'Autre peut aussi être vecteur de souffrance. Une quatrieme fois ? Ce serait possible ? Je ne sais pas si je m'en remettrais...

jeudi, décembre 08, 2005

We ARE crazy


In a church, by the face,
He talks about the people going under.
Only child know...
A man decides after seventy years,
That what he goes there for, is to unlock the door.
While those around him criticize and sleep...
And through a fractal on a breaking wall,
I see you my friend, and touch your face again.
Miracles will happen as we trip.
But we're never gonna survive, unless...
We get a little crazy
No we're never gonna survive, unless...
We are a little...
Cray...cray...cray......
Crazy yellow people walking through my head.
One of them's got a gun, to shoot the other one.
And yet together they were friends at school
Ohh, get it, get it, get it, get it no no!
If all were there when we first took the pill,
Then maybe, then maybe, then maybe, then maybe...
Miracles will happen as we speak.
But we're never gonna survive unless...
We get a little crazy.
No we're never gonna survive unless...
We are a little...
Crazy...
No no, never survive, unless we get a little... bit...
Oh, a little bit...
Oh, a little bit...
Oh...
Oh...
Amanda decides to go along after seventeen years...
Oh darlin...
In a sky full of people, only some want to fly,
Isn't that crazy?
In a world full of people, only some want to fly,
Isn't that crazy?
Crazy...
In a heaven of people there's only some want to fly,
Ain't that crazy?
Oh babe...
Oh darlin...
In a world full of people there's only some want to fly,
Isn't that crazy?
Isn't that crazy...
Isn't that crazy...
Isn't that crazy...
Ohh...
But we're never gonna survive unless, we get a little crazy.. crazy..
No we're never gonna to survive unless we are a little... crazy..
But we're never gonna survive unless, we get a little crazy.. crazy..
No we're never gonna to survive unless, we are a little.. crazy..
No no, never survive unless, we get a little bit...
And then you see things
The size
Of which you've never known before
They'll break it
Someday...
Only child know....
Them things
The size
Of which you've never known before
Someday...Someway...

mercredi, décembre 07, 2005

Ca fonctionne toujours


Imaginons une maison de campagne. Elle vous rappelle trop de choses douloureuses, alors vous la fermez, et vous partez. Vous décidez d'attendre d'etre prêt pour revenir.
Et puis un jour, longtemps apres, vous revenez, enfin. Vous n'etes pas sûr de savoir comment y retourner, et puis surtout, pas certains de savoir comment y vivre.
Et puis on fait rouvrir l'eau. Cette vieille maison tremble de toutes parts, la tuyauterie cogne. Ca durera quelques temps, le temps pour eux de s'habituer à se réchauffer, de ressentir les fluides les parcourir.
C'est bruyant, fracassant même, pas tres fonctionnel au début. Mais on s'en rend compte, ça fonctionne toujours, même si c'est dur !!!

Merci Felix

lundi, novembre 28, 2005

Acte d'aposthasie


Oh, je trouve que ce blog manque cruellement de débat ! Alors je pioche au hasard dans mon sac de Ludo Poppins (que celui qui a dit Poppers se dénonce et file dans le bureau du principal ! non mais ho, c'est une maison correcte ici ! ksss), et je trouve le sujet de la religion plutôt opportun.
La spiritualité occupe une place importante dans ma vie. J'ai toujours su qu'une entité supérieure était là quelque part et partout à la fois. Mais j'ai très vite compris que l'Eglise Catholique et Romaine yoyotait de la crinière plus que de raison ! Faire massacrer des dizaines de millions de gens au nom d'un Dieu qui prone l'amour m'a toujours semblé excessif. Ce n'est qu'un exemple parmis tant d'autres... Cette institution d'un autre âge cumule les incohérences, jusqu'à la semaine dernière, où elle a versé la goutte d'eau de trop à mon vase de bonne poire.
Le Vatican nous a gratifié d'une de ses missives dont il a le secret et dont le seul interêt, à part noircir un peu de papier, et rappeler qu'ils existent, est de susciter un débat, d'encourager des gens habitué au prêt à penser à s'élever contre la montée d'un dangereux lobby : les zormosessuels, traduisez les homosexuels pour les non initiés. Le gay est fourbe, le gay est méchant, le gay menace vos familles, et surtout vos enfants. Bien sûr qu'il menace vos enfants ! Puisqu'il ne sait pas en faire (ben non, le gay a des dispenses pour les cours de biologies qui parlent de la reproduction) il va vous les voler ! Pire encore, il va en adopter que vous ne voudriez même pas en photos, et ça vous empechera de bien penser à la messe ! Ben oui, ça fait tout ça un gay. Comment ça je deviens incohérent ? Bon revenons à nos moutons.
Alors le gay, non content d'avoir tous ces défauts, en cumule de nombreux autres, expliqués par le Vatican (merci Benny XVI) dans les termes de "péchés graves", "intrinsèquement immoraux et contraires à la loi naturelle", quant aux tendances, elles sont "objectivement désordonnées". Ah j'aime ce subjectivisme "assumé". Je suppute que Benny aie reçu sur son pager, ou plutot sur son portable 3G un mémesse (mms) du Grand-Patron-Qui-Vit-Dans-Les-Nuages, choqué devant la derniere couv de têtu, et qualifiant cela de pêché grave ! Evidemment, puisque seul Dieu est habilité à jugé et que le jugement est un pêché... Benny ne ferait jamais une chose pareille, ça non alors !
A quelle occasion ces mots ont ils été édité ? Pour annoncer officiellement, que les gays étaient écarté des vocations sacerdotales. Mesure indispensable face à la recrudescence des scandales sexuels au sein de l'Eglise, apprend on dans Le Monde. Le Vatican se fait vieux, et n'a pas bien compris (c'est sûr que quand on parle de quéquette, on fait la sourde oreille) que la plupart des scandales mettaient en cause des pédophiles : "Oh ben c'est que j'y comprends pas grand chose moi ! Pédé, Pédo... c'est la même vermine tout ça ! Pis quand on s'en prend aux fesses de son voisin de douche, c'est qu'on doit faire bien pire !!!!". C'est sans doute ce qui a traversé l'esprit étriqué des eunuques apostoliques. Donc, on en revient au bon vieux coup de la stygmatisation.
"On ne peut pas admettre au séminaire et aux ordres sacrés (diaconat et sacerdoce), souligne le texte, ceux qui pratiquent l'homosexualité, qui présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées et soutiennent ce que l'on appelle la culture gay". On peut difficilement faire plus clair ! D'ailleurs, si on est hétéro et qu'on prône la tolérance et l'amour de l'autre quelque soit son sexe, c'est le même tarif, skouik ! disqualifié !
Une des raison serait que les gays sont "dans une situation qui fait obstacle à une relation juste avec des hommes et des femmes". Evidemment ! Puisque le gay est perfide, et qu'il ne comprend rien à la vie (oui souvenez vous, il a séché les cours de biologie qui parlaient d'un truc barbare appelé reproduction). Et puis, personne ne parle au gay. Il n'a pas des tas d'amies qui lui racontent ce qu'elles attendent des garçons, et des tas d'amis qui lui racontent leur malheur avec les filles. Non bah non, pas là. Le gay est donc associal et déséquilibré. Mais attention, seulement celui qui est passé à l'acte. Celui qui fantasmé est pardonné. Lui ça va. On le sait bien, l'Eglise a érigé au rang de miracle l'hypocrisie.
Donc l'Eglise représentée par le doux Benny XVI cherche à éteindre un probleme avec le bon vieux truc de la stygmatisation. C'est vieux comme le monde ! D'ailleurs la derniere fois, ça a donné plein de bons films, et quelques dizaines de millions de Juifs en moins ! Ca marche d'habitude, alors pourquoi s'en priver ? hmm ? Surtout que l'ami Benoit est un habitué ! Son petit nom dans l'intimité c'est le Grand Inquisiteur (c'st très sérieux)! D'ailleurs il en est très fier. Il a même dit dans un reportage que l'Inquisition avait beaucoup contribué à faire avancer la science et l'humanité en général. Ben oui, elle a fait brûlé des mecs qui avaient l'idée stupide qu'on pouvait vivre sur une boule au milieu de nulle part, décimé une population de templiers qui avaient tout sacrifié pour la protéger (s'ils n'en sont pas à l'origine, ils ont largement contribué) et encore plein de jolies choses comme ça. Faut dire que l'inquisition, c'est des vieux messieurs un peu frileux, alors il leur faut du feu, beaucoup de feu. Pis c'est sympa une petite flambée de temps en temps. Mais un jour ils ont trouvé de très mauvais goût ce nom d'Inquisition, ils se sont dit que ça reflétait vraiment trop mal leur rôle. Alors ils se sont réunis, et ont décidé de s'appeler La Congrégation de la Foi. C'est vachement plus bat ! voire même choukar ! Mais Ben reste fidèle à ses origines germanes, et en tant que religieux droit et honnete, il aime bien qu'on l'appelle tout simplement "le Grand Inquisiteur".
Donc, fort de ces bonnes vieilles habitudes, ils se sont lancés officiellement à la chasse aux sodomites. Et moi, je ne vois pas de bonne raison de tolérer qu'on me traite de cette façon sans rien faire. L'Eglise tire sa légitimité du nombre de ses ressortissants, et j'entends bien cesser de le gonfler, ce nombre. Non mais ho !
Sans compter que je sens bien que je le dérange, même s'il convient de m'accueillir avec "respect et délicatesse" selon les instructions de mon copain Ben. Mais comme je suis susceptible et délicat, j'aurais aimé qu'on parle de moi et des miens dans de meilleurs termes.
Je souhaite remercier mes parents de m'avoir baptisé, de m'avoir donné une éducation religieuse dans le respect d'autre, et l'ouverture d'esprit. Mais là c'en est trop. Je vais demander à quitter cette institution vieille comme le monde, et aussi mal en point. Ma spiritualité aujourd'hui ne repose pas sur ce que je crois, mais sur ce que je SAIS. Mes valeurs fondatrices et intrinsèques sont le respect de l'autre, l'Amour, l'ouverture.
Ces gens qui prétendre agir au nom d'un Dieu qu'il nomme amour, qui prone l'amour de son prochain et le non jugement, se permettent de nous juger et de nous rejeter, de nous haïr, parce que nous aimons, et seulement à cause de ça. Qu'à cela ne tienne. Je ne suis pas le bienvenu, je m'en vais, et sans regret face aux libertés que prennent ces humains avec des précepts divins.
J'aimerais suggérer à ce vieux Benny (je vous rappelle qu'on parle d'un homme qui passe ses journées en robe...) d'aller faire un tour dans la galerie de portrait des papes et évèques. Il y verra sans doute parmi les plus beaux specimens de folles tordues jamais esquissé. Des hommes vêtus de robes en textiles précieux, couvert de bijoux de la tete aux pied, maniérés au possibles, indisposé par la misère qui s'offrait en spectacle à leurs yeux. C'est grâces aux folles perdues que ton Eglise a perduré jusqu'à maintenant, Benoit.
Passe en revue tout le personnel pour débarasser ta boite des employés "profondément désordonné". Ca ne devrait pas etre trop difficile, il suffit de voir lesquels ont des cartes de fidélité des saunas ! Ca devrait suffir à un premier écrémage. Ensuite, tu pourras aller te promener en autriche, du côté de ce séminaire dont les ordinateurs ont tous été saisis après que les autorité eurent saisi des photos d'orgies mettant en scene les dirigeants avec des élèves (sexuellement matures, mais legalement mineurs).
Cela dit je trouve courageux cet acte quand même. C'est vrai qu'il y a quand même pénurie dans les vocations, et que nombre de gens se découvrant gay dans des petits villages où c'est encore honteux ont tendance à se tourner vers le cloitre et la vocation religieuse. Alors si on supprime cette source, ça va écrémer. Pour un peu de cohérence il faudrait quand même appliquer cette regle à ceux qui sont déjà en place. Peut etre l'Eglise prendra t elle ainsi toute la mesure de ce que nous sommes, de notre nombre. Peut etre verra t elle aussi que nombre de prêtres gays ont déjà accompagnés pleins d'hommes et de femmes dans leur vie, malgré leur désordre.

Aujourd'hui si je réagis, ce n'est nullement parce que je souhaitais prendre l'habit, mais seulement parce que je suis fatigué que l'Eglise me marche dessus en permanence,
Fatigué qu'elle ne se rende pas compte que Dieu est là, assis sur le rebord du monde à se lamenter en regardant ce que les Hommes en font.
C'est vrai quoi ! moi ça me saoulerait de dire des trucs, qu'on me dise oui oui avec de grands yeux écarquillés, et qu'ensuite on oublie pour aller répandre des blagues pas possibles et pas droles en mon nom !!!

dimanche, novembre 27, 2005

Relation du troisieme type


Ah le mystere du stylo.A cette époque, j'avais un pote, qui étais fils de riche. Moi issu d'un quartier populaire, et d'un milieu modeste, j'etais séduit, forcément. Et un jour il m'a offert ce stylo. Il m'a dit que c'etait comme un mont-blanc mais en mieux. J'etais touché. C'etait à mes yeux le plus beau cadeau qu'on m'avait fait à cette époque ! En plus il n'avait aucune raison de le faire. Alors j'étais touché.
Et puis y a eu cette fille, Florence. Elle était beeeeelle, et tres tres douce. Elle avait de magnifiques yeux verts qui faisaient flopiti flopiti quand elle battait des paupieres. Je l'avais vue, mais moi les filles ne m'interessaient pas. Certains diraient pas encore, moi je dirais déjà pas. Et puis un jour emilie m'a dit dans la cours qu'elle était amoureuse de moi. Moi j'y croyais pas trop, alors j'ai demandé. Et elle a dit oui.
Alors ça a été le début d'une belle histoire. On a rien fait, mais on s'aimait, et on jouait au mariage chinois, et c'etait sympa.Pis un jour elle m'a offert un cadeau. Un tres joli couple de cygne en porcelaine sur un plateau en forme de coeur. Je l'ai emballé dans mon sweet shirt couleur moutarde, et j'ai réfléchi à quel plus beau cadeau je pourrais faire, à ce qui m'appartenait, et qui m'avait touché. Bien sûr ! le stylo ! Alors je lui ai offert ce stylo.
Plus tard, elle m'a quitté. Elle m'a dit que les autres disaient de moi que j'étais tapette, et qu'elle ne voulait pas etre amoureuse d'une tapette. J'ai pleuré, beaucoup. J'ai compris ce qu'elle voulait dire seulement il y a 5 ans, et elle avait raison. Je suis une tapette.
Le stylo, elle me l'a rendu. Il n'a jamais bien fonctionné. De toute façon, le stylo mieux-que-mont-blanc-en-ivoire-et-en-or s'etait changé en cadeau de la banque populaire en plastique et metal doré.Par contre, les cygnes sont toujours avec moi, dans un carton, dans ma cave... je viens de les ressortir.

jeudi, novembre 24, 2005

A-MOU-REUX


Oh bah voui, je vous entends jusque là : "il nous fait la midinette...", "rho lala, si c'est pas malheureux...".

Ben si vous pouvez résister à Mark Ruffalo en pyjama flanelle à carreau et t-shirt pourri, ben vous avez de la chance, et vous pouvez allez voir "Et si c'etait vrai" en toute sécurité, sans craindre de ressentir un irrépressible besoin de chercher frénétiquement le moindre petit élément graphique se rapportant à lui afin de le publier sur votre blog.

Et si comme moi vous êtes fan du pyjama à carreau, alors vous savez ce qui vous attend. Faudra pas faire les étonnés.
Oh ben ça non alors !

Au détour d'une sculpture, soudain, il parle de moi à la premiere personne


"Je suis mon trésor, je suis mon essence, la seule valeur authentique, débarrassée de mes loques, échappée de mes rêves intimes. Je suis mon pur diamant, mon moi primitif. Calculi, je me suis enfoui dans un cœur d’argile, contrat passé entre moi et je. Imprimant ma face dans la terre meuble de mon aurore, naissait le portrait sauvage d’une étincelle humaine. Je l’ai scellé le temps de ma vie, ou peut être plus, sur la trame des « je », des « uniques », comme un motif sur l’étoffe de mon espèce. Tellement semblable à cette multitude et tellement différent de chacun, je suis un cri singulier et délicat perdu dans le brouhaha turbulent de mes semblables."
Bruno Poiré

La porte du bonheur



Ah ben ça c'est sûr que bariolée comme ça, on ne peut pas la manquer !
Mais bon avec toutes ces couleurs, faudra pas faire l'étonné qu'on arrive pas à trouver la poignée pour l'ouvrir !
Et si j'y arrivais jamais ? Parfois ça me fait peur.

Un bisou, Un bisou


Ca ne suffisait pas à Colin Farrell d'avoir joué le conquérant le plus gay de l'histoire de l'humanité, alors il a fallu qu'il embrasse le footballeur le plus has-been de l'histoire du sport.
Cela dit, je trouve que c'est un beau geste. C'est bien d'avoir le courage de le faire devant les objectifs. Cela dit, il n'avais pas grand chose à perdre, apres la scene d'amour nu avec un homme et les déclarations du type "l'amérique ne m'aime pas. Je suis jeune, beau, et riche, je ne vois pas pourquoi je n'en profiterai pas pour baiser qui je veux !".

L'Amérique produit donc encore quelques specimen de caractere !

dimanche, novembre 20, 2005


Bonjour à tous, amis, amies, passant qui passez, et puis les autres que j'oublie bien sûr.

Avant j'avais un blog où je chouinais tout le temps. Je l'ai relu récemment, et je me suis saoulé tout seul. Oui et alors ?
Eh bien là j'ai décidé de consigner les petites choses de la vie qui m'interpellent. J'espère que ce ne sera pas trop désagréable à lire !
Bien à Vous,

Ludo