lundi, mars 12, 2007

Grand concours !

Bonjour à tous,

face au fulgurant succès du concours "un nom pour mon poisson" organisé sur le blog de mon compère CKBB, j'ai moi aussi un concours à vous proposer.

M'étant lancé très récemment dans une activité artistique susceptible d'être connue du grand public, j'ai besoin d'un nom d'artiste.

Un petit indice : je prête ma voix, grave et dandiesque, pour un morceau d'électro décadente. Je suis donc le "featuring", et il faut un nom pour mettre sur la pochette du single ! (ben oui j'y crois, à moooooort !).

Allez, lancez vous, le vainqueur aura droit à son exemplaire dédicacé !


vendredi, mars 02, 2007

Quand parfois, je n'ose pas...

... partir du bureau alors que je n'attend que ça. Il m'arrive périodiquement d'avoir fini mes tâches de la journée et d'avoir perdu toute forme de motivation, et d'avoir envie de regagner mes pénates et les bras musclés et le torse velu de mon poulet d'amour.

Mais bon, vu qu'on n'est pas nombreux dans le bureau, ben j'ose pas... surtout quand je suis déjà parti tôt la veille ! ;-)

lundi, février 26, 2007

Fuite ou sauvegarde ?

Depuis plusieurs mois déjà j'occupe un poste à responsabilité au sein d'une structure précaire, encadré par des gens un peu sanguins...

Depuis plusieurs moi déjà, je suis passé par plusieurs phases : perte du sommeil, prise de poids, perte de poids, tabagisme intensif, et j'en passe...

Depuis plusieurs mois déjà, je me dis que je devrais partir de ce poste. Mais je remplis tant bien que mal ma mission, et la structure se pérennise. J'aurais tendance à dire que ma situation devrait se perenniser également, mais je supporte de moins en moins la pression que l'on met sur mes épaules, et je me sens de moins en moins compétent.

On me refuse tout droit à l'erreur, et je ne sais plus vraiment quoi faire. Des erreurs, je continuerai à en faire quelque soit le poste, du moins je pense.

Alors que faire ? J'ai parfois une furieuse envie de trouver un boulot plus calme, à côté de chez moi. Mais ne serait ce pas de la fuite ? Peut etre dois je continuer à affronter la situation jusqu'à la résoudre, pour avancer plus sereinement.

Serait ce un abandon ? Serait ce un échec ? Ou serait ce tout simplement un geste de survie...

Vous en pensez quoi vous ? Eclairez moi...

vendredi, février 16, 2007

Manuel d'amour, annexe

Amour : nm Etat de confusion mentale et physique avancée dans lequel le sujet se retrouve dans un état d'ébullition considérant tout et son contraire avec la légèreté du grand sérieux. Particularité de cet état, il est paradoxalement consommateur et fournisseur d'énergie, avec toutefois un bilan positif. Cet état est corrolaire du syndrôme dit "du nuage".

dimanche, février 11, 2007

Rencontres

Hier soir, ce fût ma soirée gay de l'année.

Grâce à mon grand ami CKBB, j'ai fait la connaissance du sieur Fredot et de sa tendre moitié, qui sont vraiment très sympatiques tous les 2. Ca fait du bien de pouvoir discuter avec des gens qui n'ont pas un vide sidéral entre les 2 oreilles.

Nous sommes donc sortis, et j'avoue, avec CKBB, on a fait un peu les commères. C'etait amusant de voir tous ces gens en chasse...

J'ai cependant compris pourquoi je ne fréquente pas ces endroits le reste du temps : trop de bruit, je n'entends pas ce que disent les gens puisque je suis plus haut... Je trouve que ça coupe un peu la communication, moi qui en suis tellement friand...

Voilà, encore une note pas très utile... (bon on m'a fait remarquer récemment que mon blog était bien écrit, mais peut être trop, pas assez fun... allez je fait un POUETTT, c'est plus rigolo)

Bonne nuit mon Poulet

Grâce à mon alter ego féminin, j'ai découvert il y a peu des petites séries d'animation québecoises hilarantes...

J'avais bien envie de partager ça avec vous, alors je vous encourage à suivre ce lien :

http://www.tetesaclaques.tv/videolow.php?vid=20

mardi, février 06, 2007

Séance Miam

Dans ma très grande gourmandise, et dans l'optique de compenser le manque cruel de tendresse qui se fait sentir ces temps ci (devrais je dire ces mois ci ?), je fais une grande consommation de biscuits chocolatés.

Moi mes préférés ce sont ceux qui ne sont que pour les enfants, version chocolat noisette.

Mais attention, les vrais hein ! De là où je vous écris, derrière mon écran, je boulotte la version économique de chez champion, ben c'est pas bon, y a pas de morceaux de noisettes...

Voilà une note qui ne sert à rien !

De qui se moque t on ?

C'est ma minute "vieille dame". Oui, ce matin, je me transforme le temps de vous écrire ce petit billet, en vieille dame, histoire de demander :

MAIS DE QUI SE MOQUE T ON ?

Ce matin, alors que j'étais en pleine séance de gros calin (à mon oreiller, ne nous égarons pas) mon radio réveil m'a soudain informé que la banque du sang lançait un appel : il manque 800 donneurs par jours.

Or, savez vous ce qui m'est arrivé la dernière fois que j'ai voulu aller donner mon sang ? Hein ? Vous le savez ? Eh ben le méchant monsieur n'a rien trouvé de mieux que de me répondre que je faisais partie d'une population à risque, et que donc, il ne pouvais pas le prendre, mon sang.

J'ai bien pensé, dans un sursaut d'altruisme et de philantropie, que je n'avais qu'à me présenter ailleurs et mentir au questionnaire, comme ça, la question ne se posait pas, on aurait pris mon sang, et j'aurais sauvé des vies.

Eh bien NON. N'en déplaise à mon coté altruiste, il est hors de question de mentir à leur putain de questionnaire. Je ne suis pas plus à risque que les dragueurs de nightclub, et donc, je ne vois pas pourquoi on refuserait mon sang... Cela signifierait il aussi qu'ils ne font pas de tests sur tous les echantillons ? Moi je voudrais pas dire, mais ça m'inquiete quand même horriblement...

Jadis, j'étais tombé sur un médecin qui jouait dans la même équipe que moi (métaphore que j'apprécie particulièrement... ben oui, il était du batiment aussi, de la jaquette, de la fenêtre d'en face). Au moment de la dite question, il avait répondu à ma place et avait pris mon sang.

Ben oui, comme eut dit ma grand mère (paix à son âme) :

Un cheval donné, on lui regarde pas les dents !

dimanche, février 04, 2007

Manuel d'amour, annexe 1

Dans la série Manuel d'amour, une question existentielle, et bien de saison (même s'il faut bien reconnaitre qu'il n'y a plus de saison ma bonne dame...).

A partir de combien de temps peut on envisager de fêter la St Valentin avec quelqu'un...?

Si l'on considère que cela est relatif à l'intensité du sentiment amoureux, il faut tout de même bien reconnaître que cela est directement lié à la durée (bien habile qui peut se prétendre amoureux au bout de 2 semaines). En effet, on ne peut se dire veritablement amoureux qu'après avoir fait connaissance un minimum, non ?

J'attends vos réponses (qui elles même se font bien attendre !) avec impatience !

Bien à vous,

Votre dévoué

mercredi, janvier 31, 2007

Des barres, des points, sur les T sur les I

Mes chers lecteurs,

Devant le recrudescence de malentendus dans les rencontres amoureuses, il me semble urgent d'agir.

Voici donc le dictionnaire des rapports humains, rubrique amour.

Je vous propose des définitions mûrement réfléchies avec ma consoeur potagère, et mon confrère rital. Participation faite du géant brioché.

Rencontre : mise en présence volontaire de 2 individus consentant

Petit ami : personne avec laquelle on a passé au moins 5 soirées (à défaut moments en journée compris), que l'on a embrassé avec la langue en dehors de toute coucherie (attention, le baiser lingual durant la coucherie ne compte pas), et avec qui on peut avoir des conversations pluridisciplinaire (qu'importe la langue). D'aucuns trouveront le délai de 5 soirée excessif, cependant l'auteur se voit contraint de rappeler que certains individus changent d'avis avec une déconcertante facilité, et que l'indécision est inversement proportionnelle au nombre de rencontres.

Plan cul : rencontre charnelle de 2 individus n'ayant nullement l'intention d'avoir des conversations pluridisciplinaires.

Histoire : suite de rencontres dont le minimum est fixé à 2. Une bonne histoire est normalement composée d'une introduction, d'un développement et d'une conclusion (qui s'écrit en dernier). Il est bien entendu que l'on parle d'une histoire au passé dès lors qu'on a écrit la conclusion. Parfois, l'intro, le développement et la conclusion s'écrivent le même soir, dans ce cas, on parle de plan cul s'il y a eu échange charnelle, ou de rencontre foireuse si les protagonistes en sont restés au stade de la conversation.

Sortir avec : Verbe d'action utilisé pour conter son histoire (en cours de rédaction) (cf plus haut) avec son petit ami (cf plus haut).


Je vous invite tous à participer à l'élaboration de ce manuel, dans l'intérêt de l'humanité.
Si certains trouveront cela puéril, je dirais qu'ils ont la chance d'avoir rencontré des gens qui partagent les même notions qu'eux. Toutefois, il est de bon ton de rappeler que certains ont la cuisse un peu légère et le verbe pauvre (parfois même les 2 en même temps) et qu'il est bon de savoir ce que telle ou telle expression peut signifier pour les autres.

J'attend votre participation à tous avec une grand impatience. Je vous remercie de drainer aussi le maximum de personnes sur ce blog afin de remplir cette mission humanitaire et d'établir enfin une communication sereine entre les membres de la communauté humaine.

Bien à vous,

Votre dévoué

jeudi, janvier 25, 2007

C'est vrai


que j'ai l'accent qui roule, des chansons qui roucoulent... mais qu'est ce que je raconte moi !

C'est vrai que je n'écris pas souvent, que je m'étais promis de le faire régulièrement, mais voilà, des fois j'y arrive pas.
L'excellent Pedro (qui ne devrait pas oublier de nous montrer son délicieux séant) m'a soufflé ma note sur le film C.R.A.Z.Y.. Une merveille de film. Une histoire de vie.


Un film québecois, avec la succulente langue qui va avec (note pour plus tard : après l'italien, l'espagnol, le portugais, le hollandais, penser à goûter le québecois). Je disais donc un film québecois, avec la succulente langue qui va avec, les expressions fleuries, dont certaines qui bien que correctes en français sont très grossières dans la vieille province (ouh là, je crois que ça devient chiant cet article !). Un film qui raconte la vie, la vraie, avec de l'humour, de l'émotion, des croyances, des superstitions, des fous rires, des peurs, des réactions dégueulasses, d'autres qui sont bonnes.
C'est aussi un film qui montre qu'on a de la chance d'avoir des parents open qui nous acceptent tels qu'on est, que parfois, c'est pas parce que les gens sont bornés qu'ils ne sont pas fondamentalement bons.
La musique joue un rôle très important dans ce film. Une musique excellente. Depuis que je l'ai vu, je me passe Patsy Cline et Bowie en intraveineuse.

Bref, une note pas terrible terrible pour dire à quel point ce film m'a touché. Ca y est, j'ai de nouveau envie de me barrer au pays des Caribous et des bûcherons... Tsssss

lundi, janvier 08, 2007

7

J'ai vu ça sur plusieurs blogs, alors je vais honteusement pomper (non, pas les auteurs des blogs) cette idée.

Les 7 choses que je veux faire avant de mourir :
1> Passer quelques temps dans une yourte en mongolie
2> Tomber amoureux de quelqu'un qui sera amoureux de moi
3> Apporter
4> écrire un livre
5> Construire mon loft avec dojo
6> devenir beau
7> me réveiller tous les matins avant l'homme que j'aime pour le regarder se réveiller pour qu'il voie dans mon regard le bonheur de vivre avec lui

Les 7 choses que je fais bien :
1> La cuisine
2> écouter
3> analyser
4> la poterie
5> jouer un rôle
6> embrasser
7> réconforter dans mes grand bras

Les 7 choses que je ne sais ou ne peux pas faire :
1> ranger immédiatement après avoir dérangé
2> garder mon intimité secrète
3> tromper
4> l'impossible
5> le grand écart
6> ne pas m'emballer
7> prendre du plaisir à skier

Les 7 choses que je dis souvent :
1> oui ohf !
2> qu'est ce que j'ai encore fait ?
3> es tu sûr que ce ne serait pas plutot ... ?
4> rho le con !
5> de qu'est ce que ?
6> je suis sûr qu'en rajoutant un peu de faux poivre de malabar et des éclats de fève de cacao, ça apporterait une sophistication subtilement tribale, non ?
7> pfff j'ressemble vraiment à rien...

Mes 7 coups de cœur pour des célébrités :
1> Tom Ford
2> Madeleine Peyroux
3> Marc Ruffalo
4> Audrey Tautou
5> Christina Aguilera
6> Daniel Craig
7> Gaspard Uliel

7 personnes qui sont dans mes liens et à qui je vais demander de faire la même chose :

Ben j'ai pas de contacts dans ma liste, mais j'aimerais bien que la femme de ma vie le fasse aussi sur le sien euh'd'blog...

dimanche, janvier 07, 2007

Je les envie

Les jours passent, et moi je regarde passer les gens...

Comme j'envie ces gens qui sont capables de rester seuls et d'être heureux.
Il faut distinguer parmi eux, 2 catégories : ceux qui sont heureux d'être seuls, mais qui sont revêches à toute forme de relation sentimentale impliquant un engagement (eux, je ne les envie pas du tout), et ceux qui sont heureux nonobstant leur solitude tout en restant ouvert à l'hypothèse d'une belle rencontre pouvant aboutir sur une belle histoire (si tant est qu'il y ait eu une belle construction). Ceux là, je les envie. J'ai été de ceux là, pendant quelques temps. Et puis, la lassitude de ma condition s'est installée. Etre seul, s'endormir seul, se réveiller seul, ça va 5 mn, mais faut pas non plus en abuser. Au bout d'un moment, j'ai fini par me demander à quoi ça servait d'avoir du temps libre, si c'était pour le passer seul, pour prendre du plaisir seul. Et puis j'ai commencé à ressentir le manque d'une chaleur humaine. Pousser le thermostat de la chaudière n'y a rien changé, malheureusement (avouons que ça aurait été bien pratique).

Et puis, il y a d'autres gens que j'envie. J'aurais aimé, à 25 ans, faire ma découverte du monde de l'entreprise. Etre grand, mince et brun avec des cheveux bouclés en bataille, une barbe male rasée, et étudier, étudier, étudier, encore et toujours le genre humain, avec la quasi certitude de trouver après ma thèse un poste de recherche dans une université. Continuer dans cette insouciance que je n'ai jamais eu, et expérimenter les premiers déboires de la vie d'adulte, à 25 ans.

Mais voilà, ma vie à moi, elle est bien différente. J'ai 25 ans, et j'ai déjà travaillé dans une bonne grosse douzaine de boites différentes. J'ai déjà subi des licenciements, des restructurations, des rachats, les affres des impôts, les déboires avec les différents organismes sociaux, et tout et tout.
Aujourd'hui, j'ai un travail qui se stabilise, qui mange tout mon temps, et qui paie pas trop mal.

Pourtant, cette vie là, je ne l'aime pas trop. Elle a mangé mon insouciance. Elle a mangé mon émerveillement.

J'aurais aimé être un éternel étudiant...

vendredi, janvier 05, 2007

Quel James Bond suis-je ?

You are Daniel Craig
Daniel Craig
72%
Timothy Dalton
66%
Roger Moore
62%
George Lazenby
56%
Pierce Brosnan
49%
Sean Connery
49%
The sixth actor to play Bond in the movies promises to be a more realistic, down to earth and not so perfect James Bond, while still being a sexy womanizer.
Click here to take the "Which James Bond are you?" quiz...


Ca tombe furieusement bien, j'aurais pas voulu en être un autre !

;-)

l'Amour, pas pour moi....

L'amour, hum hum, pas pour moi,
Tous ces "toujours",
C'est pas net, ça joue des tours,
Ca s'approche sans se montrer,
Comme un traître de velours,
Ca me blesse, ou me lasse, selon les jours

L'amour, hum hum, ça ne vaut rien,
Ça m'inquiète de tout,
Et ça se déguise en doux,
Quand ça gronde, quand ça me mord,
Alors oui, c'est pire que tout,
Car j'en veux, hum hum, plus encore,

Pourquoi faire ce tas de plaisirs, de frissons, de caresses, de pauvres promesses ?
A quoi bon se laisser reprendre
Le coeur en chamade,
Ne rien y comprendre,
C'est une embuscade,

L'amour ça ne va pas,
C'est pas du Saint Laurent,
Ca ne tombe pas parfaitement,
Si je ne trouve pas mon style ce n'est pas faute d'essayer,
Et l'amour j'laisse tomber !

A quoi bon ce tas de plaisirs, de frissons, de caresses, de pauvres promesses ?
Pourquoi faire se laisser reprendre,
Le coeur en chamade,
Ne rien y comprendre,
C'est une embuscade,

L'amour, hum hum, j'en veux pas
J'préfère de temps de temps
Je préfère le goût du vent
Le goût étrange et doux de la peau de mes amants,
Mais l'amour, hum hum, pas vraiment !

Carla Bruni


Non-dits, non mais ! Non mais dis donc !!


C'est ridicule mais c'est comme ça,
si l'on recule on voit tout ça.
On voit s'éteindre dans le ciel,
les étoiles et les arc-en-ciels.

On verra bien, tu me disais,
ce que cela fera après,
dans le lit de tous les non-dits
sommeillent tous nos paradis.

Pris on s'dira c'qu'on voulait pas
se dire mal où ça fait là.
tu sais les enfants, c'est comme ça
dira pas, dira, dira pas !
mais quand dira ça fera là
mal à mon estomac


Non dit non mais non mais dit donc...

Ben voilà, j'ai découvert cette chanson hier, et je dois dire que le texte m'a soufflé. Il s'agit d'un extrait de la chanson Non-dits, par Olivia Ruiz et Christian Olivier (le chanteur des tetes raides).

Elle est à la fois dure, et légère... Un peu comme l'amour.

Moi j'ai pas envie de voir s'éteindre dans le ciel, les étoiles et les arcs en ciel. Non j'ai pas envie.

mardi, janvier 02, 2007

L'univers des possibles

C'est ce que 2007 représente à mes yeux.

Ces temps ci, mon moral joue aux montagnes russes. Du plus haut, au plus bas, avec toujours ce fond d'angoisse.
J'en parlais avec une amie qui m'a dit alors : "tu as tout : une jolie rencontre, un travail qui paie pas trop mal, un super appart. C'est quoi qui cloche ?"
Alors j'y pense, et j'y repense. Et c'est vrai que la stabilité semble se profiler à l'horizon, et pourtant, ça ne me rend pas heureux. C'est un peu comme si j'avais peur de cette stabilité hypothétique. Peur qu'elle m'enferme.
Cette rencontre me comble, mais m'angoisse. Tellement de rencontres auparavant m'ont déçu, m'ont blessé. Et puis il y a lui. C'est tot pour dire quoi que ce soit, si ce n'est que je suis bien quand je suis avec lui. J'ai pas envie de tirer des plans sur la comète, et pourtant, ma soif paradoxale de stabilité me conduit inéluctablement à me demander si ce que je fais en vaut la peine. Mais à cela, la seule réponse est l'expérience. Il faut essayer pour savoir. Et cette stabilité là ne m'effraie pas. C'est plutot dans ce cas l'hypothese d'une nouvelle déception qui m'angoisse. En effet, pourquoi serait il différent ? pourquoi ne me mentirait il pas lui ? pourquoi ne me trahirait il pas ? Parce qu'il est un individu à part entière différent de chaque autre individu. N'empeche que dans la différence, il y a parfois des ressemblances.
Et puis il y a le travail. Ce travail qui m'angoisse profondément, qui parfois m'empeche de dormir, qui me noue l'estomac. Le poids de toutes ces responsabilités, la peur d'être seul contre les autres. La peur de ne pas travailler avec ma direction, mais contre eux, sous le poids de leur caractère violemment colérique. Autant de facteurs qui me conduisent à me demander si j'ai choisi le bon métier, si je ne devrais pas changer. J'en arrive parfois à cautionner leurs gueulantes, en me culpabilisant. Comme si tout venait de moi.
Maintenant que la situation semble se stabiliser, j'ai peur de ne pas être à ma place, d'avoir mal choisi mon métier, de ne jamais parvenir à être heureux.


J'ai peur que ce soit la stabilité qui m'effraie. Peur que la porte des possibilités se referme. Comme si la stabilité était un verrou sur la porte du changement, des possibilités, des nouveautés. Comme si ma vie s'arrêtait un peu. C'est sans doute lié avec un autre probleme : la difficulté à accepter que les situations puissent être temporaires... Pour moi quand quelque chose existe, c'est pour toujours...

Voilà quelques pensées, jetées à plat, et sans pudeur...

Carnet noir

Mes chers lecteurs,

C'est dans la plus grande allegresse que nous avons tous appris le décès du pas trop regretté 2006.
Faisant preuve d'un caractère plutôt indéfinissable, parfois capricieux, et souvent porteur d'instabilité, 2006 s'est pourtant rattrappé sur la fin de sa vie.

Son successeur 2007 a la lourde tâche de proroger les bienfaits tardivement prodigués par le défunt.

ALors, amis lecteurs, je profite de cet éloge funèbre quelque peu irrévérencieux pour vous souhaiter à tous une excellente année 2007. Je vous souhaite 365 merveilleux jours. L'abondance, la prospérité, surtout en Amour, ce carburant universel. Je vous souhaite des matins blancs, des nuits de velours pourpre, des siestes roses, des journées de verdure...

Que l'allégresse s'empare de vos foyers, que l'angoisse quitte vos coeurs, qu'une douce chaleur entoure votre âme, et que l'Amour vous habite.

Que la vie soit belle, surtout, pour vous tous. Soyez heureux, et aimez vous.

Merveilleuse année à tous

dimanche, décembre 17, 2006

Redécouverte

L'autre jour, tandis que je m'affairais à scotcher des colis pour nos chers clients, la radio a diffusé un tube d'une autre époque, qui m'avait saoulé en son temps.
J'ai soudain capté le sens des paroles, et ça m'a rappelé quelque chose que j'aurais pu dire à quelqu'un

If I should stay,
I would only be in your way
So I go,
But I know,
I'll think of you,
every step of the way
And I will always love you
You, Darling

Bitter sweet memories
That is all I'm taking with me
So good bye
Please, don't cry
We both know I'm not what you need

And I will always love you

I hope, Life treats you kind
And I hope you have all you dreamt of
And I wish to you joy and happiness
But above all this I wish you LOVE

And I will always love you.

Si je devais rester,
Je serais toujours dans ton passage
Alors je m'en vais
Mais je sais
Que je penserai à toi à chaque étape du voyage
Et je t'aimerai toujours

Des souvenirs doux-amers
C'est tout ce que j'emporte avec moi
Alors au revoir,
S'il te plaît, ne pleure pas
Nous savons tous les 2 que je ne suis pas ce qu'il te faut
Et je t'aimerai toujours

J'espère que la vie te traitera bien
Et j'espère que tu auras tout ce dont tu as rêvé
Et je te souhaite de la joie et du bonheur
Mais plus que tout au monde, je te souhaite de l'amour
Et je t'aimerai toujours

Si je ne devais avoir qu'un regret avec cette chanson, c'est que seule la première partie est touchante, tant le reste est gueulé. C'est un peu dommage.

Depuis quelques jours, j'ai définitivement tourné quelques pages de ma vie. C'est étrange de réentendre cette chanson, qui me met à la bouche les mots que j'aurais pu prononcé il y a presque 2 ans. Je lui ai dit que je l'aimerais toujours.

Je suis content qu'aujourd'hui il ait trouvé l'Amour. Je suis content aujourd'hui de l'aimer encore, mais de ne plus en être amoureux. De l'aimer, comme on aime un frère.
D'avoir trouvé précisément les mots pour l'exprimer me fait sentir que j'ai écrit les dernières phrases de l'histoire. Bien que n'étant plus amoureux depuis plusieurs mois, il manquait un petit quelque chose. Il manquait le mot FIN. Aujourd'hui je l'ai trouvé.

J'ai aussi trouvé le courage de regarder seulement en avant, de ne plus comparer l'avenir au passé parce qu'à "à trop se retourner, on tourne le dos au bonheur". Quant à celui qui m'avait fait tant de mal (lui n'est pas concerné par la première partie de cet article), je l'ai fait sortir de mon coeur il y a plusieurs années, maintenant, il est temps qu'il sorte complètement de ma vie.

Je peux remonter en selle pour de nouvelles aventures !

dimanche, décembre 10, 2006

Du bon usage de la langue

Rencontrer l'autre est à la fois ce qu'il y a de plus simple et de plus compliqué. Il suffit de sortir de chez soi, de se frotter à la civilisation pour rencontre l'Autre. Mais pour transformer l'essai, il faut une bonne dose de courage, et j'irai même jusqu'à dire, une paire de couilles en plombs. Avoir le cran d'aller vers quelqu'un pour engager la conversation, n'est pas chose aisée.
Heureusement qu'il y a internet pour aider les plus timides (dont je ne fais pourtant pas partie) à passer de l'idée au dialogue (à défaut de passer du rêve à la réalité).

Donc, sur internet, on se retrouve, entre gens de même tendance, pour discuter, peut être se rencontrer, se marier et faire beaucoup d'enfants (bah quoi ? on n'a plus le droit de rêver ?).
Le premier abord sur internet se fait par le biais d'un profil, éventuellement agrémenté d'une photo, elle même étant éventuellement représentative du propriétaire du dit profil... vous suivez ?
Tout ça dans l'éventualité d'un minimum d'honnêteté.
Mais venons en au principal... Il est demandés aux interessés de remplir leur fiche avec un petit texte supposé décrire le but de leurs recherches. Et c'est là qu'on peut voir rapidement à qui on peut avoir à faire. C'est là qu'on voit toute l'obsolescence de l'académie française, l'orthographe qu'on assassine, et qu'on laisse dans une mare de sang...
Ainsi, la phrase suivant "bonjour, j'aimerais rencontrer de nouvelles personnes, un homme sérieux avec qui construire une belle histoire. j'aime les diversités éthniques et culturelles, et je suis désireux de m'investir dans la découverte de cultures différentes, dans le respect de l'autre et des limites de chacun" devient "kikoo, jh ch mek kool c-rieu pr plan lov. j'kiff grav 2 ouf keum rebeu ou keubla. Open pr plan Q mé avc K-pott, no SM.".
Combien de temps avez vous mis pour comprendre cette phrase ? Moi j'avoue que je reste en difficulté face à un tel vocabulaire.
Je m'interroge sur le bien fondé d'un tel usage de la langue. Qu'est ce qui pousse ces gens à s'exprimer ainsi ? la facilité ? ou une incroyable perversion ?
Toujours est il qu'on est en droit de douter de la profondeur culturelle du protagoniste ! Que peut on attendre de quelqu'un pour qui la langue a si peu d'importance qu'il s'estime en droit d'en faire n'importe quoi. J'irais même jusqu'à dire que le peu d'attention portée à l'expression envers un autre est révélatrice de l'attention portée à cet autre. Qu'attendre d'un homme qui contourne la plus basique difficulté orthographique plutot que de la résoudre ?
Comme je suis magnanime, je leur laisse de temps à autre la possibilité de se défendre. J'exprime alors ma difficulté à comprendre et à accepter ce type d'expression. Et dernièrement, voici ce que l'on m'a répondu : "t'inquiete pas, je sait aussi écrire sans faute". Les plus hardis comprendront mon désappointement et l'ironie involontaire de mon interlocuteur.

Aussi, et parce qu'à mon tour je suis feinéant et que lire ce genre de prose me demande un effort intellectuel considérable, j'ai décidé d'éviter ces individus... Alors, peut être que devant tant de feinéantise, on peut s'interroger sur mon attention également...